Stop au harcèlement dans l'espace public à Mulhouse

Stop au harcèlement dans l'espace public à Mulhouse

dimanche 29 juin 2014

Compte-rendu de la réunion contre « Le harcèlement de rue » qui s'est déroulée le mardi 24 juin 2014 au Parc Salvator à Mulhouse. 17 personnes étaient présentes à cette occasion pour échanger et se mobiliser au niveau local.

Introduction: le harcèlement de rue, qu'est-ce que c'est ?

* Le HDR est une manifestation de l’illégitimité des femmes dans l’espace public.

* Notre action : Pour une lutte solidaire contre le harcèlement de rue, qu'il soit sexiste, homophobe ou transphobe. Pour souligner ce qui construit les individus harceleurs à revers de stéréotypes racistes ou de classe. Pour ébranler l'occupation genrée de l'espace public. Pour déconstruire ce primat de masculinités hégémoniques et lutter contre les stéréotypes de genre.

* Cette intolérance des femmes actuellement s’explique par un ancrage de plus en plus fort de leur émancipation, de leur autonomie. Par ailleurs, elles circulent plus souvent et plus nombreuses de manière isolée du fait même des nouveaux parcours conjugaux : de plus en plus de femmes vivent seules.

* Notre action contre le HDR est aussi une action contre la construction sociale et médiatique du sentiment d’insécurité, distillée en priorité à destination des femmes (par exemple, le traitement spécifique et spectaculaire des affaires de viol de joggeuses)
- Ce n'est pas de la séduction, la séduction c'est une interaction. Si l'un des deux protagonistes n'interagit pas, le processus de séduction s'arrête
- Évocation de l'importance de l'effet cocotte minute
- Un compliment sur le physique d'une femme dans la rue n'est pas plaisant, car il s'insère dans un continuum de genre dans lequel les femmes ne sont toujours réduites qu'à leur physique, en témoignent la surutilisation de leur corps dans les médias, les concours sur leur physique. Si cela fait plaisir à certaines femmes, c'est aussi car comme les autres femmes, elles ont été éduquées, socialisées selon ce processus de genre qui leur a martelé qu'être plaisante physiquement était prépondérant (et pas seulement important, au même titre que d'autres atouts). en témoigne la surenchère d'informations, d'injonctions à s'occuper de son physique selon des critères restreints (la saison des régimes actuellement).
- Un point commun entre la diversité des victimes du harcèlement de rue sexiste, qu'il s'agisse en grande majorité de femmes, mais aussi de gays, de trans, de lesbiennes = les harceleurs, représentant d'une masculinité, construite, très spécifique, basée sur un virilisme exacerbé. Cette masculinité sert aux harceleurs à se distinguer des autres, c'est-à-dire des femmes, etc. Se distinguer en exerçant une domination, et ici en l'occurrence, une occupation de l'espace public en rendant la présence des femmes et autres illégitimes dans cet espace.

* Le HDR ou le fait d’adresser son avis sur le physique agit comme une sanction/validation de l’importance de l’injonction à correspondre à des modèles physiques pour les femmes. Ceci explique le fait qu’un compliment pourrait plaire à une femme puisqu’il viendrait valider son travail réussi et socialement conforme sur son corps. L’injonction à correspondre à des modèles physiques instaure au sein du groupe des femmes une concurrence entre elles. Il faut refuser cette assignation.

* Le mot pute est un rappel à l’ordre en cas de non respect des catégorisations de genre. La pute, c’est celle qui ne correspond pas à la catégorie assignée socialement. Ce mot agit comme un épouvantail, un repoussoir. Or, notre collectif entend lutter contre ce stigmate. Le mot pute n’est pas une insulte. Le but n’est pas d’éviter cette insulte à tout prix, bien au contraire. Les harceleurs n’ont pas à statuer sur la sexualité et son utilisation des autres individus. Les femmes n’ont pas à être jugées au regard de leur sexualité. La valeur des femmes est estimée au regard de leur sexualité, qu’elle existe ou non. Leur sexualité est dans le sens commun est un indicateur de leur valeur morale. Ce n’est pas le cas des hommes. Et cette distinction est une réelle source d’inégalités et de hiérarchisation. Un conseiller principal d’éducation constate l’injonction que subissent les collégiennes à se situer sexuellement, dans l’enceinte de l’école et sur les réseaux sociaux.

* La matrice de ces discours sexuels est la supposée disponibilité sexuelle des femmes. On envisage les femmes sexuellement sous l’idée de céder ou pas. Leur affirmation ou leur refus en matière de sexualité ne sont pas considérés à leur juste valeur et ne sont pas pris au sérieux.

* La consommation de pornographie peut certes être l'objet de discussion, mais il s’agit avant tout de déconstruire les discours sur la sexualité des femmes et encore une fois le stigmate de la pute est malheureusement performant (on n’interroge jamais le rôle, la représentation des hommes dans les pornos. Ce sont les femmes qui poseraient problème et ce qu’elles font de leur corps).

Les actions envisagées contre le harcèlement dans l'espace public à Mulhouse et alentours

Harcèlement de rue à Mulhouse
Opération Chalk Walk à Mulhouse

Immédiatement, au moment du harcèlement :
Répondre, comment, quoi faire, et de manière systématique et similaire pour marquer notre action. Déclarer au harceleur « Arrête de me harceler », que cela devienne un slogan. En cas d’avis donné sur le physique dans la rue par un inconnu, répondre « Ton avis ne m’intéresse pas » . Un répertoire de slogan sera diffusé sur la page FB.
Après chaque agression, encourager la publication sur Facebook avec photo du lieu, si possible marqué, et description précise


À moyen terme, des actions collectives :
  • Vidéo sur harcèlement à Mulhouse, distribution de flyers au marché le samedi matin (première fois le samedi 5 juillet),
  • Une table de communication et d’information au centre ville le samedi. Une demande d'autorisation sera demandée à la mairie,
  • Marquage à la craie ou petit affichage des endroits de harcèlement avec prise de photo et publication systématique sur la page FB. Le but = que le harcèlement si furtif devienne visible dans la ville. Notre logo (un mannala) sera à inscrire ou à reproduire à la craie sur les lieux de harcèlement,
  • Réoccuper, réinvestir des lieux de la ville désertés par les filles et les femmes = sensibilisation à l’occupation genrée des espaces publics. Par ex : bars, terrains de sport, parcs…,
  • Faire des photos d’hommes en short non reconnaissables en écrivant « S’est-il demandé s’il allait se faire harceler en s’habillant ce matin ? »,
  • Prendre contact avec les associations LGBT (Autre Regard, Association l’Hêtre), SOS Racisme, collectif des femmes de Bourtzwiller,
  • Rédaction d’un communiqué de presse en juillet diffusé auprès des médias locaux.

À long terme :
  • Contacts avec la mairie après l’été, une fois que notre action soit connue et la population sensibilisée. 
  • Action auprès des jeunes (notamment collégiens et lycéens). 
  • A long terme, il faut réfléchir à une action pour faire évoluer le droit français. Contacter Soléa pour une proposition de communication après l’été
  • Intervenir dans les centres socio-culturels

Notre collectif va donc se monter en association pour pouvoir mener des actions tout au long de l'été et sur le long terme. Nous aurons un logo qui pourra être dessiné à la craie par les victimes sur les lieux de harcèlement ou imprimé pour affichage.
Nous contacterons également les collectifs rennais, parisiens, nantais, tout en gardant notre indépendance.

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mardi 24 juin 2014


Quelques mois déjà se sont écoulés depuis l'appel à participation au projet photo de @JulietteLancel contre le harcèlement dans l'espace public. Aujourd'hui, le tumblr harcelementderue.tumblr.com a été lancé. On y découvre des femmes et leurs témoignages à travers des photos et des textes. Une contribution efficace pour dénoncer la réalité du harcèlement de rue subit au quotidien par des milliers de femmes.

"Vous connaissez des femmes qui n'ont jamais été harcelées dans la rue, vous ? Moi non plus."


Témoignage harcèlement de rue sur harcelementderue.tumblr.com


Pour en savoir plus sur ce projet et retrouver d'autres témoignages, rendez-vous sur le Tumblr harcelementderue.tumblr.com.  Vous pouvez également retrouvé l'interview de Juliette Lancel dans l'article "Projet photo sur le harcèlement de rue".

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dimanche 22 juin 2014

La violence et le viol comme outils de domination

Il y a quelques semaines, quelqu'un m'a demandé pourquoi je n'ai jamais frappé un homme qui m'a harcelé/touché dans la rue. C'est vrai ça, pourquoi je n'ai pas mis une patate à ce mec qui a essayé de glisser sa main sous ma robe en pleine rue ? Pourquoi je ne suis pas rentrée dans le mec bourré qui m'a insulté de tous les noms pour qu'ils se taisent et me foutent la paix ? Alors j'ai lu pour chercher à comprendre pourquoi j'avais passé tout ce temps à ne pas agir et surtout, pourquoi je n'ai jamais utilisé la violence comme moyen de défense.

La violence et le viol, territoires masculins

Dans le cas de viols et d'agressions sexuelles, j'ai souvent lu/entendu ce genre de réflexions dans des articles, discussions ou sur les réseaux sociaux : "Pourquoi ne s'est-elle pas débattue ? Pourquoi elle n'a pas utilisé sa bombe lacrymo/son taser qu'elle avait dans son sac ? Non mais si elle avait vraiment voulu ne pas "se faire violer" elle lui aurait mis un coup de pied dans les couilles, elle aurait fait quelque chose quoi." Ces phrases reviennent à chaque fois et remettent en cause la capacité d'action des victimes sans jamais condamner l'agresseur.

Mais cette question me trottait toujours dans la tête : Pourquoi je ne me sens jamais capable (en quelque sorte légitime en fait) de frapper un homme qui m'harcèle/m'agresse alors que je sais que j'ai l'avantage physiquement ? Un homme qui est saoul, il suffit de lui mettre un coup pour qu'il soit à terre par exemple. 

King Kon Théorie de Viriginie Despentes

Virginie Despentes aborde cette question dans son ouvrage King Kong Théorie p.46 lorsqu'elle revient sur son viol et ce qu'elle dit est criant de vérité : 
"Une entreprise politique ancestrale, implacable, apprend aux femmes à ne pas se défendre. Comme d'habitude, double contrainte : nous faire savoir qu'il n'y a rien de plus grave (que le viol), et en même temps, qu'on ne doit ni se défendre, ni se venger. Souffrir, et ne rien pouvoir faire d'autre. C'est Damoclès entre les cuisses.
Mais des femmes sentent la nécessité de l'affirmer encore : la violence n'est pas une solution. Pourtant, le jour où les hommes auront peur de se faire lacérer la bite à coups de cutter quand ils serrent une fille de force, ils sauront brusquement mieux contrôler leurs pulsions "masculines", et comprendre ce que "non" veut dire."
Elle revient aussi sur le fait qu'une femme qui sait se battre est mal vu, que la puissance est toujours un attribut masculin. "La femme" se doit d'être douce et ne doit jamais recourir à la violence pour régler certains problèmes, sinon c'est un garçon manqué. Forcément.

Se battre et se défendre, ça s'apprend  

D'autres passages m'ont également interpellé : 
"Les petites filles sont dressées pour ne jamais faire de mal aux hommes, et les femmes rappelées à l'ordre chaque fois qu'elles dérogent à la règle."
"Je ne suis pas furieuse contre moi de ne pas avoir osé en tuer un. Je suis furieuse contre une société qui m'a éduquée sans jamais m'apprendre à blesser un homme s'il m'écarte les cuisses de force, alors que cette même société m'a inculqué l'idée que c'était un crime dont je ne devais pas me remettre."  

Et c'est exactement ça : on ne m'a jamais appris à me défendre ni à me battre. La violence ne fait pas partie des choses que j'ai intégré et de plus, on m'a toujours fait comprendre qu'un homme, quelque soit sa corpulence, son état, sera toujours plus fort que moi. Vous comprenez, c'est un homme, c'est la nature, c'est comme ça. L'homme est plus fort que la femme, c'est prouvé et tout ce bullshit. Je n'y crois pas mais peu importe, c'est dans ma tête et cette idée ressort dès qu'un homme m'harcèle. Cette petite voix qui me dit "Fais gaffe à ce que tu dis ou tu fais, ça pourrait mal tourner, tu pourrai être violée ou frappée. Il t'a "seulement harcelée, c'est pas trop grave. Part et fais comme si de rien n'était, tu ne peux rien faire de toute façon."

Certaines de mes amies se baladent même toujours avec leur mec comme si le simple fait que ce soit un homme suffise à les protéger. On rentre carrément dans ce délire de "la femme" mise sous tutelle d'un mec quand elle sort pour se sentir en sécurité.

La peur de la violence et du viol

Au final, la violence et le viol sont des outils de domination masculin. On nous apprend à en avoir peur, à les craindre. On nous apprend que l'on n'y peut rien, qu'on est trop faible. Comme un chien que l'on tient en laisse, cette peur nous retient lorsque l'on fait face à un homme qui nous harcèle ou nous agresse.

Alors si vous lisez cet article, jeunes filles, ados, femmes, j'aimerais juste vous dire, nous dire, que nous sommes fortes. Nous sommes fortes et nous pouvons casser la gueule à un homme. Nous sommes fortes et nous pouvons apprendre à gueuler, à frapper.

J'ai toujours été contre la violence parce que mes parents m'ont inculqué cette valeur et que je me suis toujours sentie plus vulnérable qu'un homme. À la violence, ne jamais répondre par la violence, ne jamais se venger, etc. Être intelligente. Mais mes expériences du harcèlement dans l'espace public, mes lectures comme l'article d'@acontrario et les réflexions de Virginie Despentes m'ont fait prendre conscience que je n'étais pas en sucre et que ma force pouvait devenir une arme.

Nous sommes fortes. Je suis forte.

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dimanche 8 juin 2014

La soirée de la jupe

J’ai lu les différents billets du blog www.harcelementderue.fr avec attention. Je suis attristée face à autant de douloureux témoignages relatant le harcèlement de rue.

 J’en ai assez, comme des dizaines, des centaines, des milliers d’autres femmes de me faire harceler dans la rue. Cela déteint sur moi et sur ma manière de vivre, de m’habiller. Je ne me mets, par exemple, que très rarement en jupe par crainte de me faire harceler, accoster, embêter notamment quand je rentre seule le soir.

Quand je sors, j’adopte le look “jean - baskets” dans 99% de cas pensant que je vais moins me faire embêter dans la rue. Je ne cherche pas le contact visuel, je regarde souvent le sol ou mes chaussures Je ne souris pas, je tire une gueule d’enterrement de peur d’attirer les regards. Je marche toujours dans le sens contraire de la circulation. Oui, j’ai intériorisé des manières de me protéger à la con au fil des années de crainte de me faire harceler. J’ai l’impression que je m’excuse et que je m’écrase alors que ce n’est pas mon rôle. Ce sont les harceleurs de rue que l’on doit punir, pas les victimes.

 J’ai eu l’opportunité de vivre au Royaume-Uni dans le cadre d’une expérience professionnelle d’un an. J’en ai profité pour sortir et faire la fête avec des locaux. Ma surprise fut grande quand j’ai passé ma première soirée dans un pub ! Moi petite Française habillée en jean-baskets face à des Britanniques habillées en jupe-talons et pas un seul type pour tenir des propos désagréables dans la rue ou à la proximité du pub. Au Royaume-Uni, les femmes, quels que soient leur âge et leur corpulence, s’habillent comme elles l’entendent. Il est très rare d’entendre des propos désobligeants. Les mecs foutent tout simplement la paix aux femmes. Il ne faut pas non plus être manichéen “les uns sont gentils et mignons et les autres sont méchants et vilains”. Il ne s’agit pas de généraliser ni d’établir de raccourcis. J’ai juste le sentiment qu’au Royaume-Uni les mentalités sont globalement différentes.

Le harcèlement de rue en France est régulièrement évoqué dans les médias (télévision, radio, presse écrite …). Va-t-on à travers cette médiatisation vers une véritable reconnaissance du harcèlement de rue et un changement de mentalité ? Affaire à suivre.
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samedi 7 juin 2014

Je n'ai pas encore publié de témoignage sur ce blog ni raconté une expérience de harcèlement précise que j'ai vécu parce qu'au final il y en a tant. Les faits relatés en dessin dans l'article "Harcèlement de rue : l'effet cocotte minute" sont des faits que j'ai vécu à Mulhouse. Je cite cette ville parce que j'y habite pour le moment, mais j'ai vécu des situations de harcèlement de rue à Strasbourg et à Lille également. Aucune ville, aucun pays n'est épargné par cela comme on peut le voir grâce aux centaines d'antennes Hollaback! qui se sont montées partout dans le monde.

Hier soir, je devais aller chercher un ami à la gare. Il est 23h10. Je m'engage dans l'avenue Clémenceau, marche sur le trottoir et vois un homme en face que j'allais croiser dans à peu près 100 m. Je vois ce mec, ce mec me voit ou me repère plutôt. Il s'arrête, s'allume une clope comme s'il m'attendait pour m'aborder dès que j'allais le croiser. Je sens, je sais qu'il va me parler et ça ne loupe pas.

"Bonsoir".

Je ne réponds rien. Je pense, naïve, que ma non réponse va lui faire comprendre que je ne veux pas interagir avec lui et que je vais pouvoir continuer mon chemin tranquillement pour ne pas être en retard.

"Hé bonsoir mademoiselle, tu peux répondre quand même ?!"

À ce moment précis, j'ai compris que cet homme pensait que je lui devais une réponse. C'est exactement ça. Moi, femme qui passe dans la rue, qui vis ma vie, qui le croise sur un trottoir, je lui dois quelque chose alors que je ne le connais pas et qu'il ne sait pas qui je suis. Forcément, quand cette idée m'a percuté de plein fouet, j'ai explosé.

"Si je ne t'ai pas répondu c'est que je n'ai pas envie de te répondre alors ferme ta gueule et trace ta route."

Bien évidemment, il n'a pas apprécié : insultes classiques (sale pute, t'es moche, tu vas finir seule...), gestes obscènes (le mec se tient la bite en me disant de venir la sucer).
Tout en faisant cela le harceleur s'éloignait tandis que je restais. Quand je lui ai proposé qu'on règle ça autrement, il m'a répondu "Je ne frappe pas les femmes". Ah oui c'est vrai, je l'avais oublié celle-là. Phrase classique.

Trop pressée pour le rattraper, j'ai donc gueulé un peu aussi et m'en suis allée comme si de rien n'était. Un mec passant en vélo m'a demandé ce qu'il se passait. Je lui ai expliqué rapidement, il m'a dit qu'on pouvait le rattraper mais j'étais lasse. Déjà trop d'énergie dépensée pour ce con alors que je devais juste chercher mon ami à la gare.

Je pense qu'il y a deux choses essentielles à retenir si vous avez lu ce témoignage :

- une non réponse à un "Bonsoir" signifie "Non, je ne veux pas parler avec toi et je continue mon chemin." alors si vous insistez, ça devient du harcèlement. Ça me paraît plutôt clair comme limite à ne pas franchir.

- Aucune femme et personne dans ce monde ne vous doit quelque chose messieurs les harceleurs. Vous comprenez ? On fait notre vie, on se croise, mais en aucun cas on ne vous doit une réponse, une conversation ou quoi que ce soit d'autres. Nous ne sommes pas à votre disposition, on a pas le temps pour vous, pas le temps de dépenser notre énergie à vous recadrer continuellement.


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